Faites un geste pour l’environnement, nettoyer vos boites email !

Bitcoin, du virtuel au réel

Savez-vous qu’envoyer un mail, commenter le statut de vos amis, regarder une vidéo et poster un selfie sur internet génère du gaz à effet de serre ? Et à votre avis, qu’est-ce qui pollue autant qu’1,6 million de tours de la terre en voitures ? Ce sont les 60 mille milliards de spams envoyés par ans ! Découvrez ce qui se cache derrière les lignes de code.

Pour satisfaire les internautes, 7/7 et 24h/24, les data centers, des machines qui stockent nos données et tournent en continu, consomment de l’énergie. Pour lancer, par exemple, une requête sur un moteur de recherche, il faut faire tourner, en permanence, les data centers de Facebook, de Google et d’autres encore. Mais, paradoxalement, ces serveurs géants ne supportent pas la chaleur, ils chauffent ! Il faut donc les refroidir en permanence ce qui requiert une forte demande en électricité.

Les data centers du web consomment 45% de l’électricité pour leur fonctionnement, les 55% restants servent à alimenter, en permanence, les systèmes de climatisation qui les maintiennent en bonne température. Des experts estiment que la consommation électrique de certains géants de l’informatique, comme Facebook et Google, est semblable à celle des villes de plus de 100.000 habitants.

L’empreinte carbone d’Internet

Selon un rapport de Global e-Sustainability Initiative (GeSI), l’empreinte carbone des centres de traitement des données (data centers) des géants du web serait équivalente à celle de l’aviation civile, responsable de 2% des émissions de CO2 dans le monde.

Une étude menée par Mc Afee, le géant de la sécurité informatique montre que les émissions de CO2 liées à un spam sont de l’ordre de 0,3 gramme. Imaginez, donc, plus de 60 mille milliards de spams émis par ans ! Difficile à croire aussi que les newsletters, qui encombrent nos boîtes mail, génèrent, chacune, environ 10 grammes de CO2 alors que 90% d’entre elles ne sont jamais ouvertes !

capture d'écran de Spam

Pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un mail d’1 méga octet (1Mo) envoyé à une boîte électronique entraîne l’émission de 19 grammes d’équivalent de CO2, idem pour une consultation d’une page web. Cette même agence a constaté, dans une étude, qu’une réduction de 10% des mails envoyés permet à une entreprise qui compte 100 employés, de diminuer son empreinte carbone de l’équivalent d’une tonne de CO2 sur l’année.

Les réponses des géants de l’Internet

Depuis des années, les géants du web sont dans le viseur des associations écologistes. Pour répondre à leurs inquiétudes, Google, par exemple, a investi plus de 45 millions de dollars dans des technologies novatrice d’énergie propre. Le réseau social Facebook a, de son côté, détaillé en partie l’origine de son énergie consommée, partagée entre charbon, énergie renouvelable, gaz et nucléaire. L’hébergeur OVH en France a mis en place « the water cooling », un système de refroidissement à eau. Mais est-ce suffisant ?

Savez-vous que SPAM est une marque américaine d’un pâté épicé à base de porc et de viande mis en boîtes et distribué en masse aux soldats américains pendant la deuxième guerre mondiale ? c’est l’acronyme de Spice Pork Meat ; Ce mot a été utilisé en 1970 par les Monty Python dans le sketch SPAM 180 fois ! mais le premier spam électronique de l’histoire était envoyé par Gary Thuerk, un commercial qui a envoyé involontairement en 1978, des e-mails à 393 personnes pour faire la publicité d’un nouvel ordinateur produit par son employeur.

De petits gestes utiles

Cette situation interpelle, en premier lieu, les propriétaires des data centers, des serveurs et autres machines qui font tourner le web mondial qui doivent faire plus d’efforts pour inverser la tendance et rendre Internet éco-responsable. Mais ils ne sont pas seuls! Les utilisateurs ont aussi une responsabilité et doivent, par conséquent, contribuer à l’effort de réduction de l’empreinte carbone du web. Comment ? Par de petits et simples gestes, comme se désabonner quand on sait qu’on ne va pas faire usage du contenu des newsletter, mieux cibler sa recherche, limiter l’usage du cloud, éteindre ses équipements connectés avant d’aller se coucher et nettoyer vos boîtes mail de temps à autre pour que la planète respire !

 

Webographie:

 

 

 

 

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